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Création d'entreprise
En passant

Le Créateur d’Entreprise

Je me présente, je m’appelle [……], je voudrais bien réussir ma vie, être aimé. Etre beau gagner de l’argent et tout ça.

Mais bon, il faut bien dire ce qui est, au niveau vocal, c’est vraiment pas ça du tout. Oublions la carrière de rock-star, passons à la création d’entreprise, l’entreprenariat alors !

J’ai donc décidé de créer une entreprise. Enfin peut-être. Enfin d’essayer quoi. Une start-up comme on dit quand on est moderne et qu’on veut faire ensuite du scale-up !

Et vouloir créer son entreprise est un parcours du combattant. Très souvent il est raconté a postériori par ceux qui ont réussi. Parfois par ceux qui ont échoué. Plus rarement par ceux qui n’ont pas commencé. Je serais donc celui-là.

J’ai donc décidé de créer mon entreprise, et pour me sentir moins seul, j’ai aussi décidé de vous raconter l’aventure au fil de l’eau sur ce blog.  Vous saurez tout des mes aventures, succès comme échec. Je vous partagerez mes espoirs et mes difficultés. Et au final, nous verrons ensemble jusqu’où cela peut nous mener. Serais-je le futur Uber de quelque chose, ou le 12593e échec de l’année ? Est-ce une aventure de plusieurs années ou une lubies de quelques mois ?

Pour le savoir, suivez mes aventures de d’entrepreneur en herbe au quotidien !

 

Le nom d'entreprise
En passant

Choisir le nom de l’entreprise

Une fois le projet de création d’entreprise engagé, il est maintenant temps de lui donner un nom. C’est à ce moment là que dans le vocabulaire des ‘insiders’, on cessera de parler du « projet » pour parler de « nom du projet ». Trouver un nom est essentiel, car il va représenter l’entreprise pendant de longues années. C’est sous ce nom que nous seront amenés à présenter l’entreprise à toutes les parties prenantes, que ce soit les amis, la famille, les partenaires, les clients, les investisseurs… C’est le nom que nous allons bientôt vaillamment tenter de faire connaitre aux clients, et c’est aussi lui qui va aussi contribuer plus tard à l’identité interne de l’entreprise. Enfin, changer de nom pour une entreprise est une opération compliquée et couteuse.

Conscient de l’importance de cette première décision majeure, quels sont les critères pour un bon nom d’entreprise, en particulier pour une start-up web ?

  • Le nom doit être court : plus le nom est long, plus le risque de mauvaise compréhension ou de faute de frappe dans le navigateur est élevé. La bonne longueur se situe entre 2 et 4 syllabes.
  • Le nom doit être compréhensible : dans l’idéal, une fois le nom dit à l’oral, votre interlocuteur ne doit pas vous faire répéter et doit le comprendre tout de suite. Sinon, vous allez répéter souvent…
  • Le nom doit être facile à écrire : le jour où vous serez célèbre, le nom de votre entreprise passera de bouche à oreille. Mais ensuite, il doit passer d’oreille à navigateur. C’est là que les choses se compliquent. Le nom doit être facile à comprendre, et sans doute sur l’orthographe.
  • Le nom doit être conforme à votre image : le nom recèle un gros potentiel d’images mentales, et celles-ci doivent correspondre à l’image que vous souhaitez véhiculer, en particulier auprès de votre cible.
  • Le nom doit prévoir l’avenir : comme je l’indiquais un peu avant, changer le nom de l’entreprise n’est pas chose facile. Hors votre nouvelle entreprise peut être amenée à pivoter, à changer de cible ou de stratégie. Le nom ne doit pas être trop contraignant pour pouvoir s’adapter à une évolution de ce type (nouvelle cible, nouveau produit).
  • Le nom doit être disponible : évidemment, le nom de votre entreprise ne doit pas déjà exister. Mais plus dur encore, le nom de domaine associé doit être disponible. Hors, des petits malins se sont fait un business à squatter des noms de domaine pour vous demander ensuite de leur racheter. Pas simple donc de trouver un nom de domaine disponible en respectant l’ensemble des critères ci-dessus
  • Le nom doit être international : si vous prévoyez une évolution à l’international, mieux vaut prévoir un nom fonctionnant dans une majorité de pays, même s’il est toujours possible de changer de marque pour chaque pays.
  • Le nom doit bien vieillir :  les tendances au niveau des noms de start-up évoluent assez vite, et votre nom peut sembler daté au bout de quelques années. Exemple avec toutes la série des Keltruc qui fleurent bon les années 2000.

Une fois ces critères de base définis, il faut aussi choisir une stratégie pour cette identité d’entreprise :

  • Le nom totalement inventé : il ne signifie rien, et ne rappelle rien. Avantage, il sera totalement attaché à votre entreprise une fois la communication lancée, et trouver le nom de domaine sera facile. Il sera aussi facilement international. Inconvénient, il faudra plus souvent répéter et expliquer de quoi il s’agit. Exemple : Uber, Google, Twitter, Criteo…
  • Le nom qui dit littéralement ce qu’il fait : à l’inverse total, ce nom dit avec des « – » en détail ce que fait l’entreprise, comme par exemple trouver-un-chien-a-adopter.com. Ce type de nom était à la mode il y a quelques années quand l’algorithme Google utilisait le nom de domaine dans le référencement, mais ce n’est plus le cas. Ce type de nom a le mérite de faire comprendre clairement le service. Mais par contre, il ne crée pas d’identité d’entreprise et s’oublie facilement. Image assez cheap aussi, donc de moins en moins utilisé, sauf pour des sites champignons.
  • Le nom qui signifie un peu ce qu’il fait : sans doute la tendance dominante du moment, avec des mots clés du service dans le nom, mais aussi un « mot valise ». On pense à AirBnB, MyLittleParis, CapitaineTrain, BlaBlaCar… Avec dans cette typologie de nom, on trouver souvent l’utilisation d’un mot valise qui revient dans plusieurs sociétés : « Kel », puis « Quelle », « Meilleur », « Capitaine », « My », « Air », « little » ou « petit »… L’avantage est d’avoir un mot clé qui permet de comprendre le sens de l’entreprise, et un mot valise qui attache une identité supplémentaire à ce site. Inconvénient, ce type de nom peut parfois mal vieillir, et être plus compliqué à l’international. Ce type de nom sont aussi particulièrement squattés dans les noms de domaine.

Vous avez trouvé un nom qui respecte une majorité de ces critères ? Il faut maintenant faire une recherche d’antériorité à l’INPI pour vérifier que le nom n’est pas déjà utilisé par une autre société. Et surtout, vérifier la disponibilité du nom de domaine, l’idéal étant de pouvoir acheter dès le départ le .fr et le .com au minimum.

En recherchant le nom pour mon projet, j’ai donc trouvé des « concurrents » à cause de la recherche de nom de domaine. Il n’étaient référencés nul part, mais avaient bien squatté le nom de domaine…

Dernier conseil : avant de retenir le nom, parlez-en un maximum autour de vous. Cela permettra de voir les significations que peut avoir le nom, très variables chez les uns et les autres avec quelques belles surprises en perspective ! Cela permet aussi de vérifier la bonne compréhension du sens de l’entreprise. Et puis à la fin, c’est une question de feeling des associés !

L’entreprise étant maintenant baptisée, les choses sérieuses commencent…

 

Photo via Visualhunt.com

lectures d'entrepreneur
En passant

Lectures pour entrepreneur

Vouloir monter sa start-up signifie dans un premier temps faire un maximum de choses soi-même. En effet, il va falloir réussir à aligner au démarrage un minimum de connaissances en stratégie, en marketing, en commercial, en informatique, en comptabilité, en juridique… Et même avec un associé brillant, beaucoup repose sur le fondateur.

Constatant avec regret que je n’avais pas le niveau de compétences souhaité dans tous les domaines, et afin de ne pas aller trop vite dans l’exécution de mon idée, j’ai donc consacré les premières semaines à un travail académique de lecture de nombreux ouvrages, sites web et MOOC pour me (re)mettre à niveau sur l’état de l’art dans les métiers nécessaires à mon projet. Petite revue des livres indispensables à tout créateur d’entreprise, en particulier dans le monde du numérique.

On m’avait dit que c’était impossible / Jean-Baptiste Rudelle : il s’agit sans doute du livre sans lequel je n’aurais jamais attaqué cette aventure. Dans cet ouvrage, Jean-Baptiste Rudelle, fondateur de Critéo, raconte son aventure et la belle histoire de Critéo. Le livre est parsemé d’excellents conseils que devrait écouter tout créateur d’entreprise : parler du projet autour de soi, savoir s’entourer, oser pivoter lorsque nécessaire, lever plus de fonds que le strict besoin, voir les choses en grand… Surtout, la lecture du livre m’aura appris qu’il faut parfois faire plusieurs tentatives avant d’y arriver, que le grand succès mondial n’arrive pas souvent du premier coup. Et que l’échec n’est pas honteux. Bref, un must-read, bien écrit de surcroît.

La stratégie Océan Bleu / W Chan Kim & Renée Mauborgne : un passage obligatoire pour tout créateur d’entreprise, tant ce livre ouvre les yeux sur une méthodologie de création de valeur par la recherche des océans bleus, c’est-à-dire de nouveaux marchés non exploités. On en retient notamment la leçon de ne pas (trop) écouter ses clients actuels, mais d’aller chercher des sources de croissance chez les clients non utilisateurs de l’offre. On y apprend comment penser en dehors du cadre et arrêter d’être obsédé par ses concurrents. Toute une manière de penser à revoir !

Business Model Nouvelle Génération / Alexander Osterwalder : un livre indispensable pour préparer son business model lors du lancement d’une entreprise ou d’une nouvelle offre pour une entreprise existante. Le business model canvas proposé se révèle un excellent outil de formalisation et de partage des idées, permettant de visualiser simplement le modèle économique d’une entreprise. Par ailleurs, le livre est riche de conseils sur la méthode pour innover efficacement. Un ouvrage pour se mettre les idées au clair.

Lean Start-Up / Eric Ries: La méthode Lean est devenu en peu de temps la bible de tous les créateurs de start-up. Avec l’accélération du temps et l’accessibilité à faible coût de nombreux outils, il est désormais possible de tester un produit en direct sur son marché avant même d’avoir fini de le développer. La méthode lean s’appuie sur de nombreuses itérations du produit à base de tests marchés, d’analyses des résultats, de corrections… Une excellente méthode moins simple à appliquer qu’il n’y paraît, aux antipodes des études de marchés sans fin.

L’Inbound Marketing / Gabriel Szapiro : Kotler est mort, vive l’inbound marketing ! Ce livre présent une excellente synthèse d’un marketing adapté aux nouveaux comportements des clients et à l’arrivée massive du numérique. Il reprend l’ensemble des canaux marketing digitaux accessibles, souvent à coût maîtrisé, pour les grandes entreprises comme pour les start-up. Un bel état de l’art complet, idéal pour construire une stratégie marketing moderne et efficace.

De 0 à 1 / Peter Thiel : avec Peter Thiel, on est chez le grand gourou de la Silicon Valley, cofondateur de PayPal, investisseur de Facebook ou Linkedin. Livre souvent provocateur d’un auteur qui ne cherche que des projets d’innovation majeurs. Le strict opposé du « me-too ». On en retient la recherche de la différence (think different ?) et encore une fois l’ambition de voir les choses en grand.

Innovating in a digital world : enfin, signalons le passionnant MOOC proposé par Paris Mines Télécom disponible sur de nombreuses plateformes de MOOC. En quelques modules remarquables de densité et de pertinence, on aborde l’ensemble des sujets de la création de start-up dans le monde numérique d’aujourd’hui. Les lectures proposées en complément sont bien choisies, et pour couronner le tout, le MOOC est d’une qualité de réalisation notable. A ne manquer sous aucun prétexte !

concurrent
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Le premier concurrent

Au début du projet d’un entrepreneur, il y a en général l’idée géniale, celle que personne n’a eue avant et qui va juste changer le monde. Et un des premiers drames du créateur de start-up, c’est la rencontre avec son premier concurrent. Celui qui a justement eu la même idée géniale, mais un peu avant et qui a déjà commencé son entreprise. Et là, c’est le drame…

Le mien eut lieu un dimanche soir, le 20 mars 2016. Avec sous le bras mon idée toute belle et mon nouvel associé, me voici parti dans une fouille approfondie de tout ce que le web pouvait m’offrir comme informations pertinentes sur mon nouvel eldorado. Et c’est là que je l’ai trouvé, lui, mon premier concurrent. Celui qui avait eu l’idée d’adresser le même marché. Pas tout à fait avec la même offre, mais avec une approche suffisamment proche pour m’agacer sérieusement.

C’est là que se passe un schisme majeur dans l’esprit de l’entrepreneur en herbe : créer une entreprise avec un nouveau service innovant que personne n’a jamais fait, c’est sexy. Par contre, faire un vulgaire « me-too« , très peu pour moi.

Et pendant quelques jours, de ce projet, il ne fut plus question.

Heureusement (ou pas ?), je m’étais inscris quelques jours plus tard pour une session du club entrepreneur des anciens de mon école. Quelques slides parlaient des erreurs à éviter quand on cherche à lancer sa start-up. L’erreur n°2 était sobrement intitulée

« Eh merde, ça existe déjà »

Je n’étais donc pas le seul…

Et me voilà donc reparti, en ayant accepté quelques vérités essentielles :

  • Etre le premier n’est pas forcément idéal pour réussir sur un marché. Rappelons-nous que de nombreux annuaires d’anciens élèves existaient quand Facebook a été créé. Et pourtant, on connait la suite !
  • Avoir des concurrents existants donne la chance d’étudier leurs forces et faiblesses, et de voir ce qui a marché ou pas dans leur approche. Pour faire mieux ensuite
  • Avoir des concurrents montre qu’il y a un marché et permet d’être plus nombreux à ‘évangéliser’ le marché. D’ailleurs, les investisseurs seraient même rassurés par l’existence d’autres acteurs…
  • Ce qui compte à la fin, c’est l’exécution et la manière de réaliser le projet. Plus que l’idée.

Et maintenant, il est temps de se remettre au boulot pour en découdre avec ce fameux premier concurrent…

 

 

Photo via Visual Hunt

co-fondateur
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L’associé co-fondateur de start-up

J’ai toujours su que si je devais créer un jour une start-up, ce ne serait pas seul. Il me faudrait donc trouver l’associé co-fondateur capable de m’accompagner dans cette drôle d’aventure ! Pourquoi ne peut-on pas créer une start-up à succès tout seul ? Déjà, parce que les chiffres seraient alors contre moi : la majorité des start-up qui réussissent rassemblent au moins 2 associés. C’est donc une première règle pour réussir le lancement, et j’ai pour principe d’avoir les chiffres avec moi, ça vaut mieux.

La raison à cela ? Etre plusieurs associés est la seule manière légale à ma connaissance de faire travailler des gens gratuitement ! Car il faut bien le reconnaitre, le plus gros des coûts pour une entreprise comme celle-ci sont des coûts humains. Il est donc essentiel de réunir avec les associés le maximum des compétences nécessaires au projet, pour limiter les coûts le temps que le modèle ait fait ses preuves.

Hors, pour un projet de start-up technologique comme le mien, une ressource est essentielle : le développeur. Malheureusement, à titre personnel, mes derniers développements étaient en Turbo Pascal en terminale au siècle dernier. Ambitionner de créer une start-up à base de Turbo Pascal me semble être un pari légèrement excessif…  Pour que les chiffres restent avec moi, il me faut donc un développeur prêt à travailler gratuitement, tout simplement !

Trouver un bon associé co-fondateur est stratégique, et d’autant plus que si le co-fondateur est à l’origine du succès, il peut aussi être l’origine de l’échec ! En effet, les conflits entre associés sont une des premières causes d’échec des start-up. Il me faut donc un associé développeur prêt à bosser gratuitement et non conflictuel. Et avec qui nous partagerions donc un certain mode de fonctionnement et une ambition partagée. Pas si simple !

Enfin, il vaut mieux généralement s’associer avec quelqu’un que l’on connait et avec qui on a déjà une histoire plutôt qu’un parfait étranger. Pas simple avec tout ça de cocher l’ensemble des cases et de trouver son co-fondateur !

Mais le hasard fait bien les choses… Ainsi, quelques jours à peine après avoir eu mon déclic, le 12 mars 2016, je recevais à la maison un couple d’ami dont F…., développeur de son état. Tiens tiens, causons un peu ! Et même si je l’avais oublié, il était déjà un des rares avec qui j’avais partagé l’idée du projet un an auparavant. Eminamment sympathique, F….. est aussi relativement discret et modéré dans ses propos. Jusqu’à ce que je lui parle de ce projet et sente en lui un certain enthousiasme plutôt inhabituel chez lui. Chez d’autres, cet enthousiasme serait passé pour un désintérêt le plus total mais chez lui, on était pas loin du maximum que je lui ait connu… Le projet semblait lui plaire, et le fait de créer quelque chose de nouveau lui donner une énergie nouvelle. Serait-ce le bon associé co-fondateur pour ma start-up en gestation ?

Et voilà comme de un, nous fûmes deux. La machine était lancée…

Bordeaux
En passant

Le déclic de l’entreprenariat

Nous sommes le 8 mars 2016, 13h15. Un déplacement professionnel m’amène à retrouver d’anciens souvenirs dans la ville de Bordeaux. Il fait beau, la ville est belle. Après un bon repas, me voici donc dans le tramway à laisser mes pensées s’évader.

S’en suit un raisonnement quelque peu particulier :

C’est quand même bien sympa Bordeaux, si on déménageait pour s’installer ici ?

Oui, mais il faut du travail ? 

Bah, ma femme trouvera bien un poste dans le coin

Et moi ?

Si on vend notre appartement à Paris, et avec le boulot de ma femme, on doit pouvoir s’en sortir

Et après ?

Et pour moi, c’est alors le moment de pouvoir enfin sauter le pas et devenir entrepreneur, monter ma boite !

Ok, mais quelle boite ? 

Ah oui, il faut une idée maintenant…

Nous sommes toujours le 8 mars, 13h45. C’est le moment où le dialogue intérieur brillamment décrit ci-dessus se télescope avec une idée veille de près d’un an

Et là je me dit que oui, bien sûr, ça peut le faire ! Le moment est maintenant plus propice (pour autant qu’un voyage en tramway puisse être un moment propice). Expliquant ce raisonnement par texto à ma femme, j’eut ensuite les plus grandes difficultés à la convaincre de ma sobriété…

Le 8 mars encore et toujours. Nous sommes maintenant le soir, vers 23h. Je consulte frénétiquement tout ce que le web peut me livrer comme informations sur mon marché. Incroyable d’ailleurs la richesse des informations que l’on trouve en quelques clics. Et plus je lis, plus l’excitation me gagne. Décidément, cette idée à l’air vraiment top moumoute. Bizarre que personne ne l’ai fait. Pourtant, mes premières recherches ne me font découvrir aucune start-up similaire. Y aurait-il vraiment quelque chose à faire ?

De mes deux idées fortes de la journée, déménager à Bordeaux et créer une start-up, ma femme ne retiendra que la 2e comme réaliste. Ok pour monter une entreprise, mais à Paris.

Et comme le 8 mars est aussi la journée de la femme, je ne peux que m’incliner. Tant pis pour Bordeaux. La création de start-up, elle, vient de commencer !

 

Photo credit: Jonathan d[-_-]b via Visualhunt / CC BY-NC-SA

l'idée
En passant

L’Idée de création d’entreprise

Pour créer une entreprise, il faut déjà une idée. Ou plutôt, l’Idée. Celle que personne n’a eu et qui va révolutionner le monde. Même si on apprendra plus tard que l’Idée n’est pas essentielle, que la réalisation et l’exécution comptent plus encore, rien à faire l’Idée est quand même le point de départ de tout.

Je ne saurais dater précisément de quand date mon Idée à moi, celle de ce projet. Mais je me souviens du moment : après une expérience malheureuse avec un prestataire de service, je rentrais chez moi l’esprit chagrin. Et là Eureka ! Il me revint en mémoire que c’est après une expérience malheureuse que sont nés beaucoup de services à succès, tels Uber ou AirBnB. Peut-être saurais-je aussi transformer ma mauvaise expérience en idée de business ?

Alors comment améliorer cette expérience client ? Comment utiliser le numérique pour la rendre plus simple et adaptée à mes attentes de consommateur ? Et s’il y avait là un sujet encore oublié des start-up du moment ? La graine était plantée…

Cette réflexion me dura quelques jours, l’occasion d’en parler à de rares personnes, dont celui qui sera amené à devenir plus tard mon associé. Hasard ou destinée ?

Et puis, plouf.

Le moment n’était pas particulièrement propice. Je n’étais pas (encore ?) prêt à aller plus loin. D’autres sujets à traiter, d’autres enjeux professionnels. Et l’Idée, malgré son I, et repartie se nicher les neurones du 5e sous-sol de mon cerveau.

Jusqu’à refaire surface, quelques un an plus tard…

 

 

Photo credit: Daveography.ca via Visualhunt.com / CC BY-NC-SA